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Le pari de la créativité

Face à cette demande sociale, la réponse sociale traditionnelle ne suffit pas.
Pour organiser à la fois les deux fonctions nécessaires à leur développement, la fonction de production et la fonction de création, les sociétés, historiquement, ont généralement organisé une ségrégation entre :
  • « les producteurs », (la grande majorité) à qui l’on demande d’écouter, d’apprendre, d’obéir, de re-produire, de suivre, de ne pas remettre en cause, de ne pas changer ;
  • et « les créateurs », (une minorité), où l’on trouve les artistes, les savants, les lanceurs d’idées, etc… Un groupe social à qui l’on accorde un statut spécial, soit défavorisé, marginalisé, de faible revenu ; soit exagérément valorisé, médiatisé, de très hauts revenus. Dans tous les cas des personnes différentes, « à part ».
L’alternative proposée par la créativité est différente, c’est : « tout le monde est créateur ».

C’est un pari optimiste : il part de l’hypothèse suivant laquelle tout le monde a un potentiel créatif, plus ou moins grand, plus ou moins développé. Tout le monde n’a pas vocation à devenir un immense artiste, un grand savant mais, comme aux Jeux Olympiques, « l’important c’est de participer ». Et plus on généralise le développement de la créativité, plus on a de chances de voir émerger de grands talents.

C’est un pari démocratique : tout le monde a le droit de participer à l’évolution de la société, à l’évolution de sa culture, sans déléguer totalement la création à des professionnels ;

C’est un pari volontariste : il part de l’hypothèse suivant laquelle la créativité n’est pas un acquis génétique mais un potentiel qui peut se développer : on peut organiser la formation à la créativité.